Wallonie 2010

"Forcer l'Avenir - Rejoindre la France"
 

 
 
 

Prendre le taureau par les cornes



L'éveil de la Wallonie










 

 


C'est la sortie (des vacances) , c'est la rentrée (dans la crise)
par Gilbert Collard

Il faut avouer que ces réflexions faites sur l'état politique désastreux de la France en cette période de rentrée annonciatrice de l'élection présidentielle de 2012, n'importe quel polémiste belge pourrait émettre les mêmes constats pour la belgique. Mais l'avantage de la République sur notre pauvre monarchie bananière est qu'elle permet encore une certaine liberté d'expression, bien que déjà fortement entamée. Le cas Zemmour en est l'illustration. Mais trêve de commentaires et laissons-nous aller au plaisir de lire Maître Gilbert Collard  et sa verve !

L’été est terminé, la parenthèse se referme sur nous comme un étau, avec ses pinces  cruelles. On se réveille des mois de juillet et d’août. La tempête a soufflé sous le soleil de nos ensommeillements vacanciers. L’Euro, monnaie mensonge, se meurt, unité monétaire unique en son genre, qui n’a produit aucune croissance et généré seulement que  de la dette, toujours de la dette.

 Pour sauver le système, plus précisément la crédibilité de ses complices, on est pauvre, mais on va payer ;  on est endetté, 18OO milliards d’euros au moins, mais on va se priver, on va souffrir sous le poids des charges, des restrictions, de la vie plus dure, pour que les menteurs tiennent le coup dans leurs mensonges jusqu’à l’élection présidentielle.   

On (qui on ? toujours les pauvres cons), donc, «on » va devoir économiser 1 milliard d’euros en 2011 et en 2012, 11 milliards. Alors même que la Grèce ne tiendra pas ses objectifs ; son sauvetage devient presque impossible ! Ce qui importe, c’est de faire une bonne figure qui masque la trogne du croque-mort jusqu’à  l’élection présidentielle. … Mais quelle morale politique ont-ils absorbée, depuis tant d’années, nos pseudo dirigeants, pour conduire en état somnambulique le pays, au point de n’avoir pas vu  les dangers qui le menaçaient ? 

On demeurera accueillant même si l’on ne peut plus accueillir. On demeurera généreux, même si l’on n’a plus un sou. On hébergera, même si l’on n’a plus un toit. Un maire  demandera de faire intervenir l’armée dans les banlieues où règne les gangs, mais on a un chef d’Etat, chef de guerre des boutons de télé, qui, « attend avec impatience le voyage à Benghazi. »,  «   Ça va être énorme. », Claironne- t-il !    

On sauvera le monde et ses printemps confus, même si l’on ignore où mènent ces guerres ruineuses, forcément morales, puisqu’elles chassent nos amis du passé, les tyrans, devenus, de fréquentables, infréquentables. La rhétorique des bons sentiments est imparable. L’enfer politique est pavé de bonnes intentions électorales prestigieuses.  

Abdel Hakim Belhaj, aujourd’hui gouverneur militaire de Tripoli, est un « ancien » djihadiste, militant islamiste, adoubé par Baden,  emprisonné, autrefois recherché par la CIA ! Il aurait changé sous la barbe. Pourquoi pas le père Noel ? Il accorde au monde une interviewen L où la naïveté de l’intervieweur n’a d’égale que la rouerie du personnage, qui serait un Lincoln du désert !  Enfin, soyons optimistes, et croyons que tout change, même les hommes qui par conviction purgent des années de prison et subissent la torture…  Espérons-le aussi pour Israël, qui se sent bien seul en ce moment… Le couvre –feu a été décrété à Tunis. Que cache cet incendie qu’on essaye d’étouffer ?

Et pendant ce temps, on oublie la France, en situation pré révolutionnaire, et les français qui triment, s’épuisent, se cherchent une adresse dans la mondialisation, de plus en plus étrangers dans leur propre pays, obligés de subir un destin qu’on leur interdit de choisir, obligés d’avoir honte d’eux-mêmes. La propagande de la bien-pensance terrorise, le mimétisme général  enmoutonne les Français qui portent le fardeau !

 Le souci du réel va reprendre un jour, ses droits. Un matin, je l’espère, on réconciliera notre réel, c’est à dire notre passé, notre présent et notre futur.

Le réel d’aujourd’hui, que nos élites ne veulent pas voir, c’est la vie, c’est une certaine rue religieuse et provocante qui prie, c’est le travail difficile, c’est le chômage, c’est la pauvreté, c’est l’insécurité ;c’est Delanoë le fêtard qui fête, à la mairie de Paris, la rupture du jeûne par les musulmans, sans se soucier des Juifs, des chrétiens, des protestants, des autres, et des athées, bafouant la laïcité dans sa neutralité ; c’est Jean Claude Gaudin qui accueille, bras ouverts, accent chaud, une terroriste à la retraite, poseuse de bombes à Alger ;qui, pour excuse, ose avouer  qu’il l’ignorait…

 C’est un parking à Marseille aux mains des voyous, sans que la police bronche ce petit doigt qui griffonne avec dextérité les contraventions ; c’est une jeune fille violée en pleine rue, un train attaqué ; c’est le tribalisme galopant, l’accentuation des particularismes, l’exacerbation des fanatismes les plus archaïques, les bandes qui ne tolèrent comme loi que leurs propres règles ; c’est le sentiment de  devenir étranger sur son propre territoire qui déchiquette à pleines dents l’unité de la nation ; c’est l’imposition totalitaire de l’idéologie des bobos du micro qui ont le monopole rémunéré de la parole et qui ont la prétention du savoir absolu, du jugement définitif , de la Morale.  

Jusqu’à quand acceptera-t-on d’être nié dans notre réalité, dans notre culture, dans notre histoire, dans notre vie, dans le présent de notre passé ?  D’être insulté parce qu’on n’est pas d’accord avec l’entreprise de pompes funèbres ? Clovis, Louis IX, François Ier, Louis XII, Louis XIV, Napoléon Ier, s’effacent des programmes d’histoire, sous la gomme du « politiquement correct ».  Molière et Victor Hugo s’en vont, dos courbé, chassés des manuels, sans doute le premier pour avoir inventé Tartuffe et le second pour avoir chanté la France. Enfin, rien n’est perdu, nos petits apprendront comment l’empire du Mali s’est construit !  

C’est la rentrée, c’est la sortie !

Il y a eu la France d’en haut, d’en bas, celle qui se lève tôt, celle qui se couche tard. Un jour, espérons, il y aura la France qui en a marre, marre de ces institutions désuètes, pourries, qui datent de la préhistoire  des  combines politiques, et qui s’époumonent à diriger la vie sociale sans rien diriger, pour le seul profit du partage du pouvoir dans un conformisme de langage mensonger, qui grime de bonnes paroles une réalité insupportable.

 Il faut construire un humanisme du présent, fondé sur la lucidité qui prend en compte la force des choses, sur la mémoire collective, sur le qualitatif et non le quantitatif, il faut un courage d’avenir ! Pour l’instant l’avenir, c’est le retour lugubre, prétendument essentiel, de DSK… Comme si on n’avait rien d’autre à penser !!!

L’ auteur

Gilbert Collard est avocat au Barreau de Marseille, ancien secrétaire de la conférence et Chevalier des Arts et Lettres. Il est Président du MOSC (Mouvement pour l’Organisation de la Société Civile).

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Dernière modification : 08 janvier 2012